Le droit d’asile est un principe républicain fondamental. Durant ma présidence, je propose de le renforcer afin que la France soit une terre d’asile pour les personnes qui – à un moment de leur vie – ont besoin de protection. En plus de l’obligation morale, la France est signataire de conventions internationales qu’elle doit respecter.

Le droit d’asile est aujourd’hui touché par des abus à grande échelle qui menacent sa pérennité. Chaque année, des millions de personnes poussées par l’illusion d’une vie meilleure en Europe, se jettent à la mer ou offrent leur destin à des réseaux de passeurs criminels.

Le droit d’asile sera reformé de la manière suivante :

– L’asile ne sera donné que de manière temporaire et sera territorialement limité. Il sera réévalué chaque année avec pour but le retour au pays d’origine dès que les conditions s’améliorent. Ceci permettra de libérer des places pour accueillir des réfugiés fuyants de nouveaux théâtres de troubles. Tout réfugié sera automatiquement un réfugié temporaire.

– Il ne sera plus possible de passer d’un statut de réfugié à un autre statut d’immigration. Toute personne qui demande l’asile en France doit savoir – qu’au meilleur des cas – elle aura une autorisation de séjour temporaire révisée chaque année et ne permettant pas une installation définitive. Ceci permettra de répondre à ses obligations de protection des réfugiés tout en évitant les abus des réseaux qui veulent utiliser cette voie comme une route d’immigration.

– Les militants d’organisations terroristes telles que définies par la France ou les Nations Unis ne seront plus en mesure d’obtenir refuge en France. S’ils arrivent en France, ils seront systématiquement renvoyés vers leur pays d’origine par le prochain vol et signalés aux autorités locales. Ceci permettra de tarir immédiatement le flot de terroristes qui tentent de se faufiler dans la voie de l’asile.

– La France veillant à respecter ses engagements tout en sauvegardant la sécurité de ses citoyens, tout réfugié perdra automatiquement son statut en cas de condamnation légale portée au casier judiciaire ou en cas de troubles manifestes à l’ordre public.

La France travaillera avec des pays comme l’Australie qui ont réussi à endiguer le business des passeurs, arrêter les drames en mer tout en respectant ses obligations en matière de droit d’asile. En particulier, il sera analysé la possibilité d’accorder un asile dans des pays tiers même pour les demandes acceptées.