La « Sécu » est une institution importante dans la vie des Français. Elle reste un acquis social essentiel mais fragile. Année après année, les chiffres alarmants et le creusement du déficit menacent la pérennité de cet organisme. Les acteurs du secteur tirent la sonnette d’alarme depuis longtemps mais devant l’attentisme des divers Gouvernements, la situation empire sans arrêt. Les bons sentiments ne suffiront pas à garder ce système. Sans une action énergique et concertée avec les professionnels du domaine, les Français devront un jour renoncer à la « Sécu ». Durant ma présidence, je propose :

– Eponger le déficit de la Sécurité Sociale au premier jour de ma présidence par un « Plan Marshall » de grande ampleur. Comme l’Etat a pu sauver les banques imprudentes, il sauvera la Sécu en absorbant d’un coup les erreurs des années passées.

En échange :

– La quasi-totalité du déficit venant des fraudes, celles-ci seront combattues par un train de mesures défensives et offensives :

– La fraude malicieuse aux prestations sociales deviendra un crime passible de prison. Le remboursement du montant de la fraude et intérêts deviendra une dette fiscale imprescriptible.

– Une carte Vitale Biométrique sera créée et un fichier central sera mis en place pour identifier les ayants droits.

– Les tentatives de fraude simple et les abus contre le personnel de la Sécurité Sociale pourront causer l’exclusion temporaire ou définitive du système. Une personne exclue de la « Sécu » aura l’obligation de s’assurer dans le marché privé.

– Le « tourisme médical » est une réalité de notre époque où les déplacements sont de plus en plus faciles. Au lieu d’être interprété comme un fléau, il faudrait le comprendre comme une demande de marché pour un système médical attractif pour le monde entier. Je proposerai la création d’un « Visa Médical » qui sera une manière pour les hôpitaux d’accéder à de nouvelles sources de financements. En accord avec des assurances étrangères et sur des garanties étatiques de paiement, il sera possible de vendre des lits non utilisés à des patients intégralement pris en charge par leur propre assurance.

– Le don d’organes à la mort sera obligatoire. Il sera cependant possible de s’en dispenser en acceptant d’être définitivement exclu de don d’organe en cas de maladie.

– Le numerus clausus sera aboli pour permettre à plus de jeunes de poursuivre une vocation médicale. Ce numerus clausus bloque aujourd’hui l’accès à la profession médicale et oblige la France à aller piller les médecins d’autres pays, comme la Tunisie, pour subvenir aux besoins du secteur. Cet état de choses doit cesser par une facilitation d’accès aux études médicales sans compromettre sur la qualité. Le numerus clausus actuel n’agit pas comme un gage de qualité mais comme un obstacle créateur de crise.

– L’Etat pourra octroyer des bourses couvrant intégralement les études médicales en retour d’une obligation du futur médecin à travailler 10 ans dans des « déserts médicaux » bien définis.

– Un office indépendant de lutte contre la fraude de la part des professionnels véreux sera mis en place.